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Prison en Thaïlande : les femmes exigent plus de dignité

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Les principaux groupes de défense des femmes en Thaïlande exhortent les autorités à cesser les examens pelviens forcés sur les détenues.

Seize organisations de défense des droits de la femme ; y compris la Fondation des Amis des femmes, le mouvement des femmes dans la réforme politique thaïlandaise (WeMove), l’Institut pour les droits de l’homme et les études sur la Paix de l’Université de Mahidol et la Fondation pour les droits et la justice SOGI ; ont présenté mi-mai une déclaration commune au chef de la junte et Premier ministre, Gen Prayut Chan-o-cha, et à Gen Paiboon Khumchaya, ministre de la Justice.

Dans leur communiqué, le groupe a exhorté les autorités d’ordonner au Département de l’administration correctionnelle (DC) de respecter strictement les normes internationales en effectuant les examens médicaux sur les femmes détenues.

Le groupe a réclamé que les procédures d’examen soient effectuées par des experts médicaux et qu’ils soient réalisés de manière à respecter la dignité humaine et les droits.

Cette déclaration reflète la récente indignation générale devant le harcèlement de Kornkanok Khumta, étudiante et militante du Mouvement Nouvelle Démocratie (NDM) de l’Université Thammasat, qui a été envoyée au centre correctionnel des femmes (CWCI) de Bangkok en avril dernier par le tribunal militaire, pour avoir participé à une demande d’enquête pour la corruption présumée entourant la construction du Parc Rajabhakti.

Une fois au CWCI, Kornkanok a été forcée d’enlever tous ses vêtements devant de nombreuses personnes et de subir un examen pelvien avant qu’elle ne soit libérée sous caution, ce qui avait déjà été accordé par le tribunal.

« Je me suis sentie comme un animal ou un objet. Le personnel de la prison savait alors que j’étais libérée sous caution, mais ils ne m’ont rien dit », a écrit Kornkanok sur son compte Facebook après sa libération le 26 avril.

Les 16 organisations de défense des droits des femmes ont conclu que ce genre d’incident ne devrait arriver à aucune femme détenue. Le personnel pénitentiaire doit se conformer aux Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok), que la Thaïlande a ratifié, et qui précisent les procédures normalisées d’examen physique et les méthodes de fouille pour les femmes détenues.

Source : Editor2 / Prachatai 16 women’s rights groups demand end to forced pelvic exams in prison
Photo : DrBurtoni/Flickr

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