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La marche cambodgienne pour les Droits de l’homme stoppée dans la province de Takeo

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Vendredi 5 décembre, la marche nationale en commémoration de la journée des Droits de l’homme a dégénéré lorsque les autorités de la province de Takéo ont arrêté le cortège et menacé d’arrêter les marcheurs.

Selon les responsables et les militants, 80 manifestants dont 14 moines, partis de Kiri Vong, pour une marche de cinq jours vers Phnom Penh, ont été stoppés par des barricades et une centaine de policiers municipaux et des officiers de la police militaire.

Selon Srey Ben, gouverneur de la province de Takeo, le groupe n’aurait pas reçu l’autorisation pour cette marche : “La marche a été stoppée parce que les moines en tête du mouvement n’ont pas sollicité la permission du ministère des Cultes et de la Religion”, a-t-il précisé.
Six groupes ont commencé leur périple longeant les grandes routes du pays avec l’espoir de regrouper 600 manifestants qui se rassembleraient devant le siège de l’Assemblée nationale à Phnom Penh le 10 décembre.

Trois de ces groupes, marchant le long des routes nationales 2, 6 et 7 n’ont pas été autorisés à s’arrêter dans les pagodes où ils avaient prévu de dormir jeudi soir, selon Am Sam Ath, coordinateur de Licadho (la ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme).

Selon le moine Kim Sao Samkhan, les marcheurs ont été refoulés en arrivant à la pagode de Kiri Sorphoan à Ratanakkiri, – quartier de Kon Mom -, “ A notre arrivée la police nous a demandé d’aller ailleurs”.
Vendredi matin, les représentants du groupe “Les amis du 10 décembre” (un groupe informel de défenseurs des droits de l’homme travaillant pour soutenir et aider les initiatives locales pour célébrer la journée des Droits de l’homme au Cambodge, ndt) organisateurs de la Marche, ont rencontré les fonctionnaires municipaux de Phnom Penh pour organiser l’arrivée des manifestants dans la ville.

Le porte parole du maire, Long Dimanche, a déclaré que les manifestants ne seraient pas autorisés à marcher vers l’Assemblée Nationale : “Nous craignons que cette marche ne crée des embouteillages dans la ville. S’ils marchent pour les droits, pourquoi ne pensent ils pas aux droits d’autrui” ?

La Municipalité a proposé le rassemblement des groupes dans Freedom Park, et M. Dimanche a soumis le projet à l’approbation du ministère de l’Intérieur.

Traduction : Michelle Boileau
Source (Cambodia Daily) : Police block Human Rights March in Takeo
Photo : Luc Forsyth/Flickr

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