AlterAsia

Politique

La crise politique en Thaïlande vue par la presse française

red-shirts_10-mai

Les juges ont démis la Première ministre Yingluck mercredi dernier. Depuis, les manifestants pro- et antigouvernement sont dans la rue. Lundi 12 mai, le Premier ministre qui assure l’intérim a effectué un pas vers les manifestants, laissant entrevoir une possible issue à une crise qui a fait au moins 25 morts en six mois.

Crise en Thaïlande: le Premier ministre fait un pas vers les manifestants (AFP, 12 mai)
Lors d’une conférence de presse organisée dans un complexe de l’armée où le gouvernement est hébergé, derrière des barbelés, le Premier ministre n’a eu de cesse de répéter qu’il avait la loi pour lui.
« Nous sommes légitimes, jusqu’à ce que nous ayons un nouveau gouvernement élu », issu des législatives fixées au 20 juillet, a insisté celui qui doit rencontrer mercredi la Commission électorale.
Il a balayé comme illégale l’idée de Suthep de mettre en place un gouvernement non élu, avec un Premier ministre proposé par le président du Sénat (connu pour son opposition au parti Puea Thai au pouvoir).

Thaïlande: la tension monte avant l’expiration d’un ultimatum de l’opposition (AFP, 11 mai)
Le gouvernement intérimaire thaïlandais a prévenu dimanche que la menace de l’opposition d’installer un cabinet non élu, après un ultimatum qui expire lundi, risquait de plonger le pays dans une nouvelle spirale de violences.
Dans la rue depuis six mois, les manifestants antigouvernementaux ne démordent pas de leur idée d’instaurer à la place du cabinet intérimaire un « conseil du peuple », non élu, en charge de « réformes » du système. Ils ont lancé un ultimatum qui expire lundi.

Thaïlande: «l’armée aimerait que les choses se règlent à l’amiable»(RFI, 10 mai)
Forte mobilisation à Bangkok pour la manifestation des « chemises rouges ». Les partisans du gouvernement thaïlandais se sont retrouvés samedi 10 mai dans la banlieue ouest de la capitale après une semaine très mouvementée dans le royaume. La responsable du gouvernement et plusieurs de ses ministres sont tombés, mercredi 30 avril, suite à une décision de la Cour constitutionnelle. Yingluck Shinawatra risque maintenant d’être jugée pour corruption. La situation politique est incertaine dans un pays qui pourrait revoter le 20 juillet prochain. Entretien Jean-Louis Margolin, chercheur à l’Institut de recherches asiatiques de Marseille (IrAsia)

Thaïlande: les partisans du gouvernement se font entendre (RFI, 10 mai)
Beaucoup de ces manifestants disent ne voir désormais aucune voie de sortie possible à la crise politique. Et si les incidents violents se multiplient, ils s’attendent à un coup d’Etat militaire.

Thaïlande: les Chemises rouges dans la rue pour défendre leur gouvernement affaibli (AFP, 10 mai)
Les Chemises rouges, puissant mouvement favorable au gouvernement thaïlandais, ont manifesté samedi pour faire front à leurs oppposants déterminés à entraîner la chute de ce qui reste du gouvernement, après avoir réussi à obtenir le limogeage de la Première ministre.
« Nous sommes prêts à nous battre », a déclaré à l’AFP un responsable des Chemises rouges, Kwanchai Pripana, au début d’un rassemblement qui doit battre son plein dans la soirée.
« Nous n’utiliserons pas la violence mais le pouvoir des masses pour défendre la démocratie », a-t-il ajouté.
Quelque 3 000 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité lors de cette manifestation organisée dans une banlieue ouest de Bangkok.

À Bangkok, les « chemises rouges » manifestent leur soutien au gouvernement (France 24, avec AFP et Reuters, 10 mai)
Après la destitution de la Première ministre thaïlandaise, des milliers de partisans de son gouvernement, les « chemises rouges », ont défilé samedi à Bangkok. Ils ont également mis en garde leurs opposants contre une « guerre civile ».

Seule issue à la crise : le retour aux urnes (Courrier International, 9 mai)
Les juges ont démis la Première ministre Yingluck. Les manifestants pro- et antigouvernement sont dans la rue. Le pays ne sortira pas de l’impasse politique dans laquelle il est plongé depuis six mois sans l’organisation de nouvelles élections.

En Thaïlande, l'opposition dans la rue pour profiter du vide politique (Le Monde (avec AFP, AP, Reuters+videos, 9 mai)
Deux jours après le limogeage de la première ministre Yingluck Shinawatra, des milliers de manifestants thaïlandais ont lancé, vendredi 9 mai, leur « bataille finale » contre le gouvernement. Ils ont commencé à marcher vers le siège du gouvernement à Bangkok, inutilisé depuis des mois en raison des manifestations.
« Nous allons reprendre le pouvoir souverain et mettre en place un gouvernement du peuple », a déclaré leur leader, Suthep Thaugsuban, un ancien vice-premier ministre quand l’opposition était au pouvoir.

En Thaïlande, les chemises jaunes reprennent espoir (France 24, 9 mai)
La « révolution » des chemises jaunes – anti-gouvernement – semble connaître un nouveau souffle. Galvanisée par la destitution de la Première ministre Yingluck Shinawatra, l’opposition espère livrer vendredi sa « bataille finale ».

Thaïlande: « bataille finale » contre un gouvernement affaibli (AFP/NouvelObs, 9 mai)
Des milliers de manifestants thaïlandais ont lancé vendredi leur « bataille finale » contre le gouvernement, qui a fait quelques blessés légers lors d’un assaut avorté contre un bâtiment de la police.

Les manifestants veulent former leur propre gouvernement (Le Petit Journal-Bangkok, 8 mai)
Les manifestants ont annoncé jeudi être prêts à former leur propre gouvernement, jugeant "illégitime" le cabinet par intérim resté aux manettes malgré le limogeage de la Première ministre, Yingluck Shinawatra.

La Première ministre destituée, son remplaçant nommé (Le Petit Journal-Bangkok, 8 mai)
La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, reconnue coupable d’abus de pouvoir, a été destituée mercredi, tournant symbolique important pour les manifestants qui réclamaient sa tête depuis des mois, même si son gouvernement reste de facto aux manettes.
Yingluck Shinawatra (photo d’écran)Sa destitution à peine annoncée par la Cour constitutionnelle, Yingluck Shinawatra a été remplacée par une figure de second plan de son gouvernement, le ministre du Commerce Niwattumrong Boonsongpaisan, ayant le rang de vice-Premier ministre.

Thaïlande: «Ce que nous vivons est un coup d’Etat judiciaire», estime une chercheuse (20 minutes, 7 mai)
Kittinut Supsoontornkul, doctorante à la Sorbonne, décrypte la destitution de la première ministre Yingluck Shinawatra, nouvel épisode de la crise paralysant Bangkok depuis six mois.

Thaïlande: La Première ministre destituée (20 minutes, 7 mai)
La Cour constitutionnelle l’a reconnue coupable d’abus de pouvoir. La Première ministre thaïlandaise, Yingluck Shinawatra, a été destituée mercredi par la Cour constitutionnelle, la reconnaissant coupable d’abus de pouvoir, enfonçant le pays encore un peu plus dans la crise.
«Yingluck ne peut plus rester à son poste de Premier ministre» expédiant les affaires courantes, a déclaré un juge de la Cour lors de la lecture de la décision retransmise à la télévision.

Verdict mercredi sur le sort de la Première ministre (Le petit Journal-Bangkok avec AFP, 6 mai)
La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, confrontée à des mois de manifestations, sera fixée mercredi sur son sort: sa possible destitution par la Cour constitutionnelle.
photo d’écranElle a clamé son innocence mardi devant la Cour, qui l’accuse d’abus de pouvoir.
« Je nie les accusations. Je n’ai violé aucune loi », a déclaré Yingluck, accusée de s’être débarrassée d’un haut fonctionnaire de manière inappropriée.
L’affaire concerne Thawil Pliensri, transféré de son poste de patron du Conseil de sécurité nationale après l’arrivée au pouvoir de Yingluck en 2011 et qui a réintégré depuis ses fonctions sur ordre du tribunal administratif.
Se basant sur cette décision, un groupe de sénateurs, assurant que le transfert initial avait été fait au bénéfice du parti Puea Thai au pouvoir, a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle.
Et celle-ci a annoncé mardi qu’elle prendrait une décision éclair, dans les 24 heures. « La cour a reçu assez de preuves pour pouvoir se prononcer », a annoncé son président, Charoon Intachan, après avoir rejeté une demande de la défense de la Première ministre de présenter cinq témoins supplémentaires.

Abhisit et son plan de sortie de crise font long feu (Le Petit Journal-Bangkok avec AFP, 5 mai)
Le chef de l’opposition, Abhisit Vejjajiva, a finalement présenté samedi son plan de sortie de l’impasse politique dans laquelle est engagée la Thaïlande depuis plus de six mois. Mais ce dernier a été reçu froidement. Et pour cause, un certain nombre de « solutions » proposées par le diplômé d’Oxford sont jugées anti-constitutionnelles, certaines étant même empruntées au tribun Suthep et ses acolytes.

La récession guette la Thaïlande (Le Petit Journal-Bangkok, 1er mai)
Alors que la date des nouvelles élections a été annoncée pour le 20 juillet, de nombreux indicateurs économiques pointent l’urgence de trouver une issue pacifique et surtout qu’un gouvernement soit nommé d’ici le troisième trimestre. Sans quoi la Thaïlande risque tout simplement d’entrer en récession d’ici la fin de l’année.

De nouvelles élections fixées au 20 juillet (Le Petit Journal-Bangkok, 1er mai)
La Thaïlande, secouée depuis six mois par une crise politique, organisera de nouvelles élections législatives le 20 juillet, a annoncé mardi la commission électorale après une réunion avec le gouvernement. D’ici là, beaucoup de choses peuvent encore se passer, entre les décisions de justice attendues ces jours-ci contre la Première ministre et les nouveaux troubles annonces par les manifestants.

Thaïlande: la plus sévère crise politique depuis des décennies (RFI, 25 avril)
La Thaïlande se débat depuis début novembre dans une crise politique multidimensionnelle dont l’issue est difficile à entrevoir.
Cette crise n’est que le dernier soubresaut d’une phase de transition chaotique amorcée fin 2005. A l’époque, les classes moyennes de Bangkok, alliées à l’establishment traditionnel et monarchiste, se sont révoltées contre le Premier ministre, Thaksin Shinawatra, un leader populaire mais autocratique et corrompu. Sa sœur, Yingluck Shinawatra, qui dirige le gouvernement depuis les élections de juillet 2011, fait face depuis plusieurs mois à la même fronde conservatrice, appuyée sur la magistrature et la bureaucratie.

Photo: ‏@mod_red/twitpic

Print Friendly

Tagged

Voir aussi

Copyrights
Rejoignez-nous!
Je soutiens AlterAsia !

Ce n'est que grâce à vos dons qu'AlterAsia peut proposer une information alternative de qualité et gratuite. Soutenez-nous !

Vous pouvez choisir d'utiliser une carte bancaire si vous n'avez pas de compte Paypal en cliquant sur "Continuer" en bas à gauche de la page Paypal.