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Société civile

#ForFreedom, la campagne de la FIDH pour libérer les prisonniers d’opinion

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La FIDH lance une campagne internationale permanente appelant tous ceux qui refusent l’arbitraire à devenir des cyberdéfenseurs pour accélérer la libération des défenseurs des droits humains emprisonnés.

Une plateforme en ligne #ForFreedom permettant à chacun de choisir la forme de son soutien : simple hashtag, relais sur son réseau social de prédilection, participation à un Thunderclap (tous les messages Facebook ou Twitter offerts par les internautes partent en même temps) ou engagement comme cyberdéfenseur. Chaque don ainsi offert par un internaute permet d’interpeller sur leurs comptes Twitter les décideurs présentés sur la plateforme (Barak Obama, François Hollande, Catherine Ashton, Vladimir Poutine…).

Voici les portraits des détenus en Asie du Sud-Est dont les internautes peuvent prendre la défense.

Hanh Do Thi Minh, militante pour le respect du droit foncier, arbitrairement détenue depuis 2010 au Vietnam:

L’engagement militant de Do Thi Minh Hanh a commencé à 18 ans, lorsqu’elle a aidé des agriculteurs à déposer des demandes de restitution de terres confisquées auprès des autorités gouvernementales. En 2005, elle a été mise en détention à cause de ses activités militantes mais n’a officiellement fait l’objet d’aucune inculpation. En février 2010, elle a été arrêtée pour avoir aidé des ouvriers à organiser une grève dans une usine de chaussures de la province de Tra Vinh. En octobre 2010, elle a été condamnée à 7 ans de prison aux termes de l’article 89 du Code Pénal pour avoir «perturbé la sécurité». Elle a subi des tortures en détention et, à la suite de passages à tabac, a perdu l’ouïe d’une oreille.

Tan Ta Phong, co-fondateur de Club des journalistes indépendants, arbitrairement détenue au Vietnam depuis septembre 2011 :

Ancienne officier de police et membre du Parti communiste, Ta Phong Tan commence sa carrière en tant que journaliste indépendante et est la co-fondatrice du Club des journalistes libres. Au moyen de blogs, elle dénonce l’injustice sociale, la confiscation des terres, la corruption et les abus de pouvoir au sein des forces de l’ordre. Elle a été arrêtée en septembre 2011 pour avoir publiquement critiqué le gouvernement vietnamien. En juillet 2013, sa mère s’immole par le feu en signe de protestation pour dénoncer la détention de sa fille. En septembre 2012, elle est condamnée à une peine de dix ans de prison aux termes de l’article 88 du Code pénal vietnamien pour «propagande contre l’État»

Somyot Prueksakasemsuk, rédacteur en chef du magazine « Voice of Thaksin » et membre de l’Union pour les libertés civiques (UCL), arbitrairement détenu depuis janvier 2013 :

Militant thaï pour les droits des travailleurs, Somyot Prueksakasemsuk a été l’un des premiers en Thaïlande à s’employer à syndiquer les travailleurs, leur apportant une formation juridique, et organisant des activités collectives et des manifestations publiques. Dans son magazine, « Voice of Thaksin », Somyot Prueksakasemsuk dénonce les violations des droits de l’Homme et offre une voix aux sans-voix. Somyot Prueksakasemsuk est aussi un avocat de la liberté d’expression, appelant à la révision de la loi sur lèse-majesté. En avril 2011, il a été arrêté et détenu pendant 5 jours pour avoir lancé une pétition prévoyant la révision de ce texte législatif. Détenu dans l’attente de son procès pendant 17 mois, Somyot Prueksakasemsuk a été condamné pour avoir permis, en tant que rédacteur en chef, la publication de deux articles satiriques jugés « insultants pour la monarchie ». En janvier 2013, il a été arbitrairement condamné à 10 ans de prison.

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