AlterAsia

Environnement

Cambodge : le potager chez soi, grand vainqueur du concours des PME

potager

L’objectif des créateurs? rendre les citadins cambodgiens en meilleure santé et faire de la ville une cité plus verte.

Trois jeunes entrepreneurs ont mis au point un projet destiné à faire pousser des légumes à la maison par les habitants de Phnom Penh. Samedi dernier, cette idée a remporté la première place d’un concours national pour la promotion de l’innovation et de la diversification de l’économie et a fait gagner 3 000 dollars à ses créateurs.

Le Mini Potager Bio de Reth Monyneath, Ya Sak et Chea Chetna a surpassé les neufs autres projets présentés au concours national de modèle d’entreprise pour PME (petites et moyennes entreprises). Le kit est composé de terreau, de graines et d’éléments de culture compacts à monter soi-même, pour un prix variant entre 25 et 90 dollars américains. Grâce à ce jardin miniature, les gens pourront faire pousser, chez eux, des légumes comme des tomates ou des champignons.

Mme Monyneath, étudiante Médias en deuxième année à l’Université Royale de Phnom Penh, expose la volonté cachée derrière ce concept : rendre les citadins cambodgiens en meilleure santé et faire de la ville une cité plus verte.

« Le concept est simple. Mon père mange très peu de légumes. En effet, il se plaint toujours que les légumes de supermarché sont couverts de produits chimiques et qu’ils ne sont pas frais puisqu’ils ont été ramenés de Thaïlande et du Vietnam. »

Au Cambodge, les fruits et légumes sont très chers en raison de l’absence de méthodes de production agricole sophistiquées. Les récoltes ont un rendement faible et des prix élevés.

« Alors, nous nous sommes dit, pourquoi est-ce que les gens ne planteraient pas leurs légumes eux-mêmes ? »

En mars, l’équipe gagnante ainsi que les vainqueurs de la seconde place présenteront leur projet au grand concours McKinsey Mékong, à Vientiane au Laos. Ils y affronteront les étudiants des universités du Laos, de Birmanie, de Thaïlande, du Vietnam et de la province du Yunnan en Chine. S’ils remportent également cette compétition, ils iront au concours international de modèle d’entreprise aux États-Unis.

La compétition était divisée en trois catégories : entreprises générales, technologie et agriculture. L’objectif est de promouvoir l’entreprenariat auprès des jeunes cambodgiens et de lancer de nouvelles entreprises et des projets sociaux.

Parmi les autres idées exposées, figurait la fabrication de mobilier à partir de feuilles de bananier et un magazine pour aider les jeunes à trouver un emploi.

« Lorsque des investisseurs viennent au Cambodge, ils n’arrivent pas à trouver une main d’oeuvre qualifiée et appropriée », a expliqué M. Hang Chuon Naron, ministre de l’Éducation, au cours de la manifestation. Il espère que ce genre de concours contribuera à armer les jeunes cambodgiens de meilleures compétences techniques et entrepreneuriales et à générer, à terme, une croissance économique et la création d’emplois.

Le concours était organisé par la Fondation internationale du Cambodge de soutien à l’éducation, en partenariat avec les instituts et universités du Cambodge et l’Université Waseda au Japon.

Traduction : Cindy Presne (Tradadev)
George Styllis
Photo : hardworkinghippy / Flickr

Print Friendly

Tagged

Voir aussi

Copyrights
Rejoignez-nous!
Je soutiens AlterAsia !

Ce n'est que grâce à vos dons qu'AlterAsia peut proposer une information alternative de qualité et gratuite. Soutenez-nous !

Vous pouvez choisir d'utiliser une carte bancaire si vous n'avez pas de compte Paypal en cliquant sur "Continuer" en bas à gauche de la page Paypal.