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Prendre la parole… en Malaisie

On dit que l’erreur des bolcheviques a été d’apprendre aux Russes à lire et à écrire. Accéder à la lecture fournit non seulement des informations (éventuellement filtrées), mais surtout éveille capacité d’analyse et sens critique. Même les systèmes totalitaires ont besoin de gens instruits (sauf peut-être ceux qui ont du pétrole dans leur sous-sol). Malgré leurs efforts, ces systèmes peinent à freiner sur le long terme les circulations d’idées, surtout à l’âge d’internet. L’évolution de la Malaisie en est un bon exemple, comme j’ai pu le constater lors du passage à Paris d’une grande figure du mouvement démocratique malaisien, Dato’ Ambiga Sreenevasan, leader de BERSIH 2.0.

Le système de parti quasiment unique qui prévaut dans ce pays, aidé par une police active et un système de clientélisme qui encourage la corruption, a longtemps bridé toute velléité d’opposition. Comme souvent, la situation s’ouvre grâce au courage de tel ou tel individu qui ose prendre la parole. C’est le syndrome de « l’homme en trop », celui qui n’entre pas dans les cases du « système », selon l’expression de Claude Lefort, inspiré par Soljenitsyne, à qui l’on peut associer Vaclav Havel, Nelson Mandela et tant d’autres, célèbres ou anonymes.

Source : Terre Nouvelle, le blog de Francois Euvé, rédacteur en chef de la revue Etudes.
Photo: uppercaise / Flickr

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