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Rencontre avec Rafiee Ghani, artiste peintre malaisien

Un homme souriant, aux traits calmes, paisibles passe le seuil de la porte, il est la main qui a donné vie à ces toiles un jour vierges et dont la palette de couleurs rompt aujourd’hui avec le blanc immaculé des murs de la Gallery 69. Cet homme est l’un des peintres Malaisiens les plus renommés, Rafiee Abdul Ghani. Ce samedi, la Gallery 69 lui ouvrira ses portes pour accueillir l’exposition A Dialogue by Rafiee Ghani.

Rafiee Ghani est né à Kulim dans l’état de Kedah en 1962. Enfant les murs de sa chambre sont recouverts de cartes postales copies d’œuvres d’art que lui envoyait son père alors en voyage d’affaires. De Mona Lisa aux créations de Picasso, à travers leurs peintures, de nombreux artistes deviennent alors ses compagnons de chambre. Il quitte sa ville natale à la fin des années 79 et découvre l’Europe pour la première fois. Issu d’une famille de scientifiques, son rêve était de devenir pilote. C’était sans compter que ce voyage changerait à jamais son destin. Arrivé aux Pays-Bas c’est une profusion de toiles de maîtres qui s’offre à son regard. Eclos alors le sentiment qu’il voudrait lui aussi “essayer de créer quelque chose comme cela“. Ce désir l’emmènera étudier l’Art aux Pays-Bas, en Malaisie, puis en Angleterre. Et plus il avance dans cet apprentissage de l’art, plus il aime ce qu’il découvre.

Comme une madeleine de Proust, une image le suit. L’importance des couleurs dans les toiles des peintres fauvistes qui sont venus rompre avec les œuvres classiques. Un scandale au début du 19ème lorsque le public découvre ce nouveau mouvement. Rafiee Ghani lui, est fasciné par ce “jeu de couleurs“. Il cite “Van Gogh et Matisse“ comme étant ses sources d’inspirations.

De la toile vierge à la peinture

Il voit le monde comme un artiste, considérant que “chaque chose qui nous entoure à sa propre personnalité“. Même lorsque ses œuvres touchent à l’abstrait, il crée quelque chose. “Un artiste transmet son âme à travers sa peinture“.
Même si Rafiee Ghani affirme sans hésitation avoir déjà une idée prédéfinie du rendu final en commençant une toile, il tempère en précisant que parfois, durant le processus artistique, il « découvre par accident quelque chose : une ligne, une texture… » qui le mène alors vers autre chose.

Lire la suite (Le Petit Journal)

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