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Le film « The act of Killing » ouvre un débat sur l’histoire de l’Indonésie

Joshua Oppenheimer a travaillé sept ans à la réalisation de The Act of Killing. Les bourreaux y rejouent les scènes du passé, fiers de leurs exploits aujourd’hui encore célébrés par le pouvoir.

Courrier international: Votre film ne donne la parole qu’à des tortionnaires et à des assassins responsables des massacres de 1965. L’absence de la parole des victimes n’est-elle pas troublante?

Joshua Oppenheimer: Certes, mais je pense que le film en est d’autant plus fort. Les victimes hantent chaque image, chaque scène. Il n’y a effectivement pas de scènes où des survivants ou des proches des victimes condamnent ce qui s’est passé. Je ne voulais pas donner à mon film la dimension de ce fantasme qui continue de nous animer et qui partage le monde entre le bien et le mal. Le spectateur aurait pu aisément s’identifier aux victimes. Cela aurait été un film complètement différent et n’aurait pas eu le même impact.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/10/indonesie-oublier-participe-du-genocide

Aller plus loin:
Voir le documentaire (VOD)
Le dossier de notre partenaire, Inside Indonesia (en anglais):
The act of killing, an act of manipulation?
Interview de Joshua Oppenheimer
When perpetrators speak

« The Act of Killing » : quand les assassins rejouent leur folie meurtrière (Le Monde)

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