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Société civile

Thaïlande: Condamnation internationale du verdict à l’encontre de Somyot Prueksakasemsuk

Communiqué:

Clean Clothes Campaign, le collectif « Free Somyot » et la « Thai Labour Campaign », déplorent vivement la condamnation de Somyot Prueksakasemsuku, défenseur des droits humains et journaliste. Aujourd’hui, la Cour pénale de Bangkok l’a déclaré coupable de l’article 112 du Code pénal (loi de lèse-majesté *) et l’a condamné à 11 ans de prison: 10 ans pour les deux chefs d’accusation et une année de plus pour une sentence précédemment suspendue.

Somyot est un prisonnier d’opinion. Il a été condamné uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression et d’opinion et le droit de participer à la vie publique. Il a été placé en détention depuis Avril 2011 pour la publication de deux articles jugés insultants pour la monarchie.

Le verdict d’aujourd’hui est un coup sérieux à la primauté du droit en Thaïlande et contribue à l’auto-censure. Il constitue une violation du droit international des droits de l’homme, en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ratifié par la Thaïlande. À l’heure actuelle, la Thaïlande demande un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous rappelons que la Charte des Nations Unies exhorte l’Assemblée générale, où l’élection a lieu, d’examiner la contribution des candidats « au maintien de la paix et de la sécurité internationales et aux autres objecifs de l’Organisation, » (article 23.1 des critères d’adhésion du UNSC), y compris «le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales» (article 1.3 de la Charte des Nations Unies).

Si la Thaïlande veut être en conformité avec ses obligations juridiques internationales contraignantes à respecter et à protéger les droits fondamentaux, ce verdict injuste contre Somyot doit être rapidement annulé en appel. En outre, alors que l’appel est envisagé, le droit constitutionnel à la liberté provisoire devrait être maintenu afin que Somyot puisse retrouver sa famille, faire face à ses problèmes de santé, et préparer convenablement sa défense.

Un prisonnier politique est un de trop. Nous appelons la Thaïlande à libérer Somyot et toutes les autres personnes détenues pour des motifs politiques et mettre fin à toutes les formes de harcèlement à leur encontre.

* La loi lèse-majesté de Thailande interdit toute parole ou tout geste qui «diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l’héritier présomptif, ou le Régent ».
Cette loi place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales de respecter les normes internationales de la liberté d’expression.

Source (Prachatai): International condemnation of the conviction of activist Somyot Prueksakasemsuk

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