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Travailleurs étrangers à Singapour: marche ou crève !

Source: Le petit journal, édition de Singapour (Carole Chomat)
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Séquestration, non-paiement de leurs salaires, privation de nourriture et de soins médicaux, heures de travail excessivement longues sans journée de repos…de plus en plus de travailleurs étrangers sont abusés dans la cité-Etat.

La réputation de Singapour d’être un pays stable et une place favorable aux entreprises a contribué au développement rapide de cette « petite » nation. Pour conserver et faire fonctionner son moteur de croissance, la cité-Etat a besoin de travailleurs migrants.
Près de 1,05 million de travailleurs étrangers sont actuellement présents dans la cité-Etat, ils représentent plus d’un tiers de la population active. Parmi eux, plus de 870 000 détenteurs de ‘work permit’ provenant de Thaïlande, de Birmanie, des Philippines, d’Indonésie, de Malaisie, du Vietnam, de Chine, d’Inde, du Sri Lanka et du Bangladesh. La majorité de ces travailleurs étrangers sont peu qualifiés et sont employés principalement dans le secteur de la construction (245 000) où ils travaillent en général 12h par jour dans des conditions très pénibles pour un salaire de misère environ SGD18 par jour. Les autres sont employés sur les docks/chantiers navals et les services domestiques.

La servitude pour dette chez les travailleurs migrants est une réalité
Le système de ‘work permit’ étant sponsorisé par les entreprises, il donne tous les droits aux employeurs. Tout commence dans le pays d’origine du travailleur qui doit payer des frais d’agence entre SGD 5 000 à 8 000 pour un emploi à Singapour ce qui le rend vulnérable. En effet, certains vendent leur terre et/ou empruntent à un voisin. Ces frais exorbitants sont parfois le résultat de plusieurs couches de sous-traitance pour les petites agences et les recruteurs individuels. Lors de leur arrivée, il n’est pas rare que ces travailleurs se trouvent obligés de signer des contrats qui limitent leurs droits et une baisse de salaire par rapport à ce qui leur avait été promis « nous rencontrons souvent de personnes qui ne reçoivent aucun salaire pendant des mois, et parfois, pour les employés domestiques, plus d’un an », nous confie Muni Roger, bénévole à l’Association Transient Workers Count Too (TWC2).

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Lire aussi: Made by migrants, paroles d’ouvriers du bâtiment à Singapour

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