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Le chalutage illégaI détruit la vie marine

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Selon Sahabat Alam Malaysia (ONG environnementale affiliée à l’ONG Friends of the Earth International) et le réseau malaisien pour la protection sociale et l’éducation des pêcheurs côtiers, l’utilisation de filets illégaux détruit la vie marine et affecte la capacité de subsistance des pêcheurs côtiers.

GEORGE TOWN : Avec leurs filets illégaux, non seulement les pêcheurs de chalutiers détruisent l’environnement, mais ils affectent également la capacité de subsistance des pêcheurs côtiers.
D’après SM Mohamed Idris, président du Sahabat Alam Malaysia (SAM), et Md Hassin Abdullah, vice-président du réseau malaisien pour la protection sociale et l’éducation des pêcheurs côtiers (Jaring), ces filets interdits représentent désormais une menace: « Au rythme où vont les choses, le pays pourrait avoir perdu la grande majorité de sa population de poissons en 2020 », déclarent-t-ils tous deux au cours d’une conférence de presse commune donnée ce 2 mars.

Ils expliquent que de simples avertissements et émissions de combinaisons de lois bafouées n’ont pas suffi pour décourager l’utilisation de filets à la trôle illégaux et recommandent la saisie et la destruction des chalutiers et des chaluts.

Le matériel de pêche interdit inclut: les filets à la traîne (pukat rawa sorong), les tramails et les filets de senne (pukat naga), ainsi que les filets à escargots (pukat siput retak seribu) et les filets à crocodile (pukat buaya) qui sont une variante des filets à la traîne.

« Le matériel de pêche entraîne la destruction massive de la vie marine et de l’écosystème et met en danger la durabilité des ressources de l’industrie de la pêche dans le pays, » déclarent Idris et Hassin. Par conséquent, d’après eux, le moyen de subsistance des pêcheurs a été gravement affecté.

D’après les ONG SAM et Jaring, la faiblesse de la mise en application des lois est à l’origine de l’utilisation ininterrompue des filets illégaux, en particulier des filets à la traîne.
SAM et Jaring réclament au gouvernement le renforcement de l’application des lois pour restreindre l’emploi de ces filets.
Revenus limités
Actuellement, les quelque 700 pêcheurs côtiers exerçant leur métier sur 50 km de côte comprenant Kuala Sipetang, Tanjung Piandang, Kuala Kurau, Sungai Burung, Sungai Baru, Kuala Gula et Kuala Selinsing dans l’état du Perak sont fortement touchés, principalement à cause des filets traînés.
Hassin, à la tête de Jaring au Perak, déclare que les chalutiers ont traîné ces filets interdits pendant les 20 dernières années et il constate que le revenu quotidien des pêcheurs a diminué au moins de moitié.

Au début de l’année dernière, le ministère a abandonné l’idée d’autoriser les filets à la traîne, sur les objections des ONG SAM et Jaring.

Les filets tractés avec des perches de bambou longues de 13 à 15 mètres le long des fonds des côtes et des rivières, détruisant sur leur passage les naissains de coques, les alevins, les crabes, les jeunes crevettes et d’autres espèces de la faune, endommagent également les autres matériels de pêche.

Des sondages et des enquêtes menés par SAM et Jaring ont montré que quelque 40 chalutiers tiraient les filets au Perak, ce qui viole la Loi sur les pêches de 1984.

Les chalutiers emploient des travailleurs étrangers illégaux, venus principalement de Myanmar et de Thailand, pour mener à bien leurs opérations de pêche.

Athi Shankar, traduit par Cindy Presne (Tradadev)
Photo: DR/FAO

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