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Mindanao: les régions reculées manquent d’aide

14/01/2012 by AlertNet in Climat, Environnement

copyright: IRIN

Article original: Remote parts of flood-struck Mindanao lose out on aid (UN)

Bangkok – À la mi-Décembre, la tempête tropicale Washi a été déclarée l’une des pires catastrophes naturelles des Philippines en vingt ans. Elle a tué plus de 1 200 personnes sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines. Ele a également détruit plus de 10 000 maisons et entraîné le déplacement de plus de 300 000 personnes, principalement dans les villes de Lligan et de Cagayan de Oro. 176 personnes sont encore portées disparues, selon le dernier rapport de situation de l’ONU.

« Notre plus grande préoccupation est que les agences d’aide ne semblent fournir une assistance qu’aux centres d’évacuation. Les personnes vivant en dehors de ces centres et dans les régions éloignées ne reçoivent pas le même soutien, a expliqué Brenda Escalante, agent de protection au HCR dans les Philippines. Même sans les typhons, ces communautés éloignées étaient déjà marginalisés et parmi les pauvres… Elles sont aussi victimes du conflit qui affecte l’île, la catastrophe ne fait qu’aggraver leurs problèmes. » Un conflit vieux de plusieurs décennies entre les forces gouvernementales et les séparatistes musulmans à Mindanao a tué 120 000 personnes, déplacé 2 millions d’euros et un retard de croissance dans les pays pauvres, mais riches en ressources.

Les régions éloignées mal desservies

« Le HCR a aidé environ 37 000 personnes dans les zones isolées en dehors de la ville d’Iligan et autour de Lanao del Sur, une province voisine », a précisé Brenda Escalante. Mais des communautés vulnérables dans les provinces voisines, telles que la province de Lanao del Norte et celle, autonome, du Mindanao musulman, restent encore mal desservies.

« L’effort du gouvernement est principalement dirigé vers la plaine, qui est la zone la plus ravagée. Dans l’arrière-pays, les pertes sont plus faibles, mais il y a quand même des dommages sur les cultures, les terres agricoles et le bétail », a constaté Brenda Escalante.

Le rapport du HCR indique également que 55 centres d’évacuation accueillent moins de 25 000 personnes tandis que la majorité des personnes déplacées – près de 89%, soit 197 480 personnes – sont dans des familles d’accueil, où elles vivent dans des abris de fortune.

Le rapport des Nations Unies a appelle enfin les autorités à trouver davantage de terres pour les dizaines de milliers de personnes déplacées. Une urgence devant la flambée des risques sanitaires. Plus de 20 000 personnes ont été vaccinées la première semaine de janvier, à la suite d’une maladie bactérienne qui avait tué 16 personnes. Mais il reste encore 594 cas suspects.
Thin Lei Win

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